texte de Aldaron De Molégers

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Consigne texte de Aldaron De Molégers

Message  Admin le Sam 2 Mai - 23:43

L'écriture, c'est pour moi et depuis toujours, une série de souvenirs lointains autant qu'enfantins, ainsi qu'un exercice parfois déambulatoire auquel je m'essaie avec plus ou moins d'équilibre, il est indissociable de son pendant, la lecture.
Le premier d'entre eux, serait le jour de rentrée au CP, un nouveau pays, une ardoise en vraie ardoise avec son cadre en bois et une craie faite elle-même de craie, de celle qui vous macule les doigts et qui laisse sur les joues la trace d'un assoupissement passager accoudé au pupitre. J'aime aussi l'odeur enivrante d'un feutre à tableau blanc, ces feutres "débiles" dont les cousins contrariés ne s'effacent pas et qui vous valent parfois quelques belles engueulades parentales, mais là on entre dans un autre domaine capable lui aussi d'émoustiller d'autres sens et d'offrir quelques aventures vertigineuses.
Mais revenons à notre ardoise et à cet instituteur à moustache sortit tout droit des années où les pavés volaient bas et heurtaient parfois des casques bleus qui à cette époque n'appartenaient pas à l'organisme qui se veut unificateur, mais qui pourtant sait très bien mettre en évidence les différences entre les peuples. Le vieil Anar disions-nous donc, fût celui qui lança à mes doigts, le difficile défi de la calligraphie et le respect d'un interlignage en conséquence. Depuis j'aime les courbes, toutes les sortes de courbes, mais je ne néglige pas le besoin parfois, de filer droit et de ne pas prendre quelques détours pour parvenir à mes fins, je ne saurais pas dire cependant si tout cela a réellement un lien commun, mais qu'importe...
J'ai ensuite alterné les découvertes, de la bibliothèque Rose où Oui-Oui et Fantômette accompagnés du Club des cinq m'offrirent les prémices d'une vie trépidante, en passant par quelques Pif Gadget, journal communiste chose que j'ignorais alors, jusqu'à la frontière hallucinante de la Verte, puis par Monsieur Pagnol dont le papa était lui aussi un coco de première soit-dit en passant, et qui a longtemps tenu une place chère à mon coeur autant je le pense qu'à celle de l'instituteur de l'époque. L'écriture n'était encore à ce moment-là qu'un exercice scolaire et rébarbatif.
C'est plus tard avec la découverte de la poésie et son art de faire chanter les mots que mon intérêt se piqua vraiment à la pointe d'une plume Sergent-major et d'un vieux stylo-plume jaune aujourd'hui disparu, mais que j'ai longtemps cherché à retrouver. J'ai souvent disséqué mes cartouches d'encre vides afin d'en récupérer la petite bille en plastique qui sertissait les précieuses capsules, les gardant comme de petits trésors inutiles mais pleins de promesses, ils étaient vraiment inutiles ! Tout comme cette anecdote, mais elle a sa place dans le cheminement de mon parcours textuel et mémoriel.
Les années passaient, les petits poèmes fleurissaient, les lettres d'amour maladroites et timide également. Mais certains retours me laissaient envisager que mon écriture pouvait parfois plaire, j'étais donc en bonne voie du haut de mes maigres ambitions, je n'en tirais aucune conclusion, ni artistique ni affective d'ailleurs... À mon grand dam, je dois l'avouer.
La vraie prise de conscience eue lieu quelques années plus tôt réellement, il faisait beau ce jour-là, la fin de printemps ou le début d'été, nous étions en fin de repas dehors sur la terrasse côté ouest, l'après-midi s'annonçait familial et placé sous le signe de la torpeur digestive propre aux savoirs culinaires de ma chère maman, mon père et ma grande sœur abordaient à l'heure du café les échéances bachelières imminentes de la frangine. C'est à ce moment que ma vie bascula, je lui demandai quel bachot elle allait passer, c'était un Bac B (économie et social), ne sachant pas du haut de mes 11 ans, que la vie pouvait être conditionnée par une simple lettre, je l'interrogeai alors sur celui qui permettrait de devenir écrivain avec une inquiétude certaine. C'était le A qui s'en rapprochait le plus selon elle, même si elle me dit alors, que le bac ne me conduirait pas forcément à ce métier. Autant vous dire que quelques années plus tard, j'ai été très fier autant que surpris que les hasards d'une vie scolaire et totalement paresseuse m'aient conduit vers ce vieux souvenir et l'obtention du si précieux sésame libératoire. Ne me restait dorénavant qu'à me mettre en marche moi et mes idées farfelues à coucher sur du papier. Il y eut beaucoup de petits poèmes, un début de roman pour lycéens en mal d'aventures policières, des lettres d'amour, encore, des textes en tous genres, puis plus récemment quelques textes pour des amis musiciens. L'écriture est chez moi périodique, mais comme la lecture, elle peut prendre parfois des proportions boulimiques, j'ai mes périodes. Elle reste là présente au quotidien, sous-jacente, attendant son heure peut-être, le vieux rêve d'enfant est toujours présent, le travail pas forcément. Sait-on jamais, kaléïdoplumes et ses nombreux petits doigts laborieux pourraient-ils m'aider à donner corps à un vieux souvenir d'enfance... ?

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Message  Pati le Dim 3 Mai - 0:04

bienvenue, Aldaron (dieu que je vais avoir du mal à t'appeler comme ça ^^)

je retrouve ta plume bien en verve, j'aime énormément, tu le sais. ravie de te voir sur kalé, mais tu vas avoir du taf à m'aérer tout ça ^^

un texte néanmoins excellent, plein de souvenirs vivaces clap
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Message  Admin le Dim 3 Mai - 0:14

Et bien!!!! Je crois que c'est le plus long texte d'entrée depuis la,naissance de Kaleidoplumes Shocked

Ahhhhh! La bibliothèque rose, puis verte, fantomette, le club des 5, le clan des 7, oui oui, Lili, poly et compagnie, puis Pagnol. Que de souvenirs tu fais remonter à ma mémoire ( j'ai gardé perso tous ces livres la que j'aime encore feuilleter )

Je te souhaite la bienvenue sur Kaleidoplumes et t'invite à lire attentivement les chartes de notre forum ainsi que tout ce qui concerne les tutoriels.
Et si tu as des question, tu peux passer par les modos ou moi-même, par MP, ou par Pati puisque tu la connais Wink

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Message  Aldaron De Molégers le Dim 3 Mai - 0:41

Merci à Pati d'avoir réussi à conduire mes pas jusqu'ici. Elle a raison ça manque d'aération dans mon pavé, je promet d'y faire un peu plus attention.
Et oui une fois parti, je peux faire durer si le moment s'y prête. Souvenirs et écriture sont pour moi assez indissociables, on y puise tout un tas de références ou autres détails qui viennent naturellement trouver leur place dans "l'ouvrage" en cours.

Au plaisir de vous lire et de découvrir ce nouveau continent qui s'offre à mes yeux.

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