A - Folie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Consigne A - Folie

Message  July_C le Mar 17 Mai - 10:08

« Maman, tu ne crois pas que tu exagères ?
- Bonjour. Je m’appelle Sonia et je viens vous rendre visite. Que disiez-vous ?
- Oh….. J’ai dit la poule qui m’a traversé le coq.
- Le coq ?
- Oui, il va bien le coq ? ça fera…. 20,21,22,23,45,32…………. 19 francs.
- Très bien.
- Tu vas bien ? Elle est où Annie ? Anniiiiiiiie.
- Vous pleurez.
- Annie… qu’as-tu fais d’elle ? Elle est où ?
- Je ne sais pas madame… Elle est où d’après-vous ?
- Dehors, il pleut. C’est déformé. Et Annie ?
- Vous pensez qu’elle est dehors sous la pluie ?
- Le regard triste, elle hausse les épaules. Peut-être. AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH ! Mais tais-toi ! Laissez-moi tranquille ! J’en ai plus !
- Je vais vous laisser un moment. Je reviendrai vous voir plus tard. »

Je suis écrivain public. Cela faisait quelques semaines que j’étais immergée dans un EHPAD. Il manquait à mon travail quelque chose d’essentiel. J’ai passé mon temps à écrire pour les autres, pour ceux qui ne le pouvait pas ou ne savait pas le faire. J’ai fait de très belles rencontres mais j’avais besoin de me tourner vers autre chose. Mettre à profit mes compétences pour écrire l’Autre de façon différente. J’avais le choix, voire beaucoup de choix. Mais je ressentais une envie particulière d’aller rencontrer la maladie d’Alzheimer. Alors j’ai postulé en tant que bénévole. Ce n’était pas facile de les convaincre de mon projet. On me répondait régulièrement que cela n’avait pas de sens. Les personnes n’avaient plus toute leur tête. Que pourraient-elles donc raconter qui puisse faire l’objet de mots ? Je croyais fort en mon projet et réussis enfin à convaincre un établissement.

Évidemment, je ne crois pas au miracle. Et pour dire vrai, la première fois que j’avais mis les pieds dans le service, j’étais complètement décontenancée. Je voyais des vieux partout, isolés, posés là en bataille sur leur chaise roulante. Certains criaient, pleuraient mais les soignants étaient trop occupés pour prendre le temps d’apaiser le mal-être de leurs résidents. Je suis arrivée comme un cheveu sur la soupe. On m’avait fait visiter la structure mais à aucun moment j’ai été présentée aux personnes vivant ici. Il n’était pas évident d’aller les aborder alors que moi-même je n’étais pas à l’aise avec cette maladie. Mais très vite, certaines personnes âgées sont venues naturellement vers moi et petit à petit j’ai pu prendre mes marques. Beaucoup n’étaient plus en mesure de se présenter, ou du moins de me dire leur vrai nom. Mais il était intéressant de voir comment chacun pouvait parler d’eux en se présentant. J’avais eu droit à la reine, à Madame De quelque chose… et tout autres noms possible.
Les échanges que j’avais pu avoir avec elles n’avaient ni queue ni tête. Comme celui que je vous ai présenté plus tôt. Mais au fur et à mesure, j’avais appris à les connaître et malgré la difficulté d’avoir une conversation sensée, un lien s’était tissé entre ces personnes et moi.

Elle, celle de la conversation, c’est Marylou. Enfin, c’est ainsi que les soignants l’appelaient. Madame Da Costa pour les non intimes. Cette dame était atteinte de la maladie d’Alzheimer avec des troubles associés. Pour faire court, car je suis loin d’être médecin, dans les moments de crises elle pouvait crier, insulter et agresser le personnel.

Je me rappelle de toutes ces fois où je suis passée par le réfectoire pour rejoindre une autre dame. Madame Da Costa était toujours installée au même endroit. Tournée face à la fenêtre et dos aux autres. L’air triste et en même temps si lointain. Durant quelques semaines, je n’avais pas prêté plus attention à elle. Et pourtant la rencontre avec cette femme a changé mon regard sur la maladie.

Je n’en avais pas conscience au début mais elle me rappelait ma mère. Elle avait toujours de longs cheveux blancs tressés dans son dos et le visage marqué par les rides du temps. Courbée dans sa chaise roulante, elle pouvait rester immobile des heures durant. Assise là, seule, elle finissait toujours par pleurer, implorer la présence d’Annie. Ce comportement semblait devenir une habitude au quotidien, et je fus attristée par l’indifférence générale face à cette dame. J’appris par les membres de l’équipe qu’elle ne recevait jamais de visite. Le temps devait lui paraître long. Les seuls moments où madame Da Costa était en lien avec l’autre la soumettait à sa dépendance totale. La toilette, la douche, les repas, le coucher. Et semble-t-il que c’est durant ces temps du quotidien que madame Da Costa était la plus agressive.

Il va sans dire que sa solitude m’avait touchée. Et c’est ainsi que mon attention s’était tournée durant un temps vers elle.

Lors de notre première rencontre, je m’étais installée sur un fauteuil de salon, à côté d’elle. Nos visages pouvaient se faire face et en même temps, la fuite était possible. Ce jour-là, elle marmonnait doucement dans son coin. Au moment où je m’étais approchée, elle pensait certainement à sa mère. Et à peine les présentations faites, elle m’embarqua dans son monde. Entre la poule, le coq, les chiffres et Annie qui lui fit verser des larmes. Dans cet échange qui parait si court par les mots, une éternité s’était écoulée. Dans une ambiance lourde et pesante, madame Da Costa prenait du temps pour parler, marqué par des soupirs, des silences, des regards échangés et des pleurs. Au moment où elle me demandait comment j’allais, elle saisit ma main posée sur l’accoudoir de mon fauteuil. Elle me donnait l’impression que je représentais à cet instant quelqu’un d’intime. Face à elle, je n’étais plus Sonia. J’étais cette femme qui devait certainement connaître Annie et savoir où elle se trouve.

J’appris bien plus tard qu’Annie était sa fille aînée décédée. Elle n’avait jamais réellement pu faire le deuil de cette perte. Sa maladie rejouait sans cesse sa souffrance. Dans cette maison et dans le tourbillon de sa solitude, elle avait en effet le temps de ruminer.

Madame Da Costa, vivait dans une ferme et exerçait le métier de vendeuse. La poule, le coq, les chiffres… cela prenait corps. J’étais, un instant, également une cliente à qui elle vendait quelque chose.
Même si elle n’était pas totalement ancrée dans notre réalité, je compris ce jour-là que ses mots avaient un sens. Notre conversation suivait un fil assez clair et ordonné malgré cette impression d’être dans une autre dimension. Oui. Car il pleuvait bien ce jour-là. Le regard posé sur la vitre perlée de pluie, cette dame montrait de l'inquiétude pour sa fille.  

Chaque rencontre avec elle était teintée de tristesse. Comme un fil tissé, j’essayais de relier sa parole à ses émotions. Je tentais de m’ajuster avec ce qui la traversait et qu’elle n’était pas en mesure verbaliser. J’écoutais et accueillais ce qu’elle me disait ; elle s’accordait à moi. Ce moi qui n’était pas toujours Sonia, mais une cliente, une amie, une connaissance. Elle m’invitait à prendre le rôle de toutes ces personnes issues de son passé pour exprimer à sa mesure son humeur et ses états d’âme du moment.

La veille de son décès, elle m’esquissa un vrai sourire. Le seul qu’elle avait pu m’offrir avant de déposer une bise sur ma joue. Ce jour-là, peut-être que je me trompe, dans cet instant furtif, j’ai su dans son regard qu’elle me voyait réellement.


Dernière édition par July_C le Mer 18 Mai - 15:54, édité 2 fois
avatar
July_C
Kaléïd'habitué

Féminin Humeur : Bonne

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  Admin le Mar 17 Mai - 12:12

July, apres une entrée en matière trèssssssssss originale, qui nous entraine des les premiers mots dans un monde parrallèle, ton texte est d'une telle fluidité que l'on plonge immédiatement avec toi dans ce monde.

J'ai adoré ce texte. J'ai eu peur sùr l'instant car il est long, j'ai eu peur qu’il ne tienne pas les promesses des premières lignes. Mais rien de tout  ça. Il est passionnant .

Je retiens quelques fautes : cheveu ( singulier)
elle finit toujours par pleurer ( mettre cette phrase à l'imparfait)
Et à travers la vitre où elle faisait face, cette dame s’inquiétait certainement pour sa fille: reformuler cette phrase .

July, ton texte est super, je suis extrêmement fière de ce que tu as accompli là Bisous

_________________
Bonjour Invité, je suis heureuse de te compter parmi les Kaléïdoplumiens  flower

Admi...ratrice de vos mots!
avatar
Admin
Admin

Féminin Humeur : Concentrée

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  July_C le Mar 17 Mai - 13:13

Merci Admin... quand j'avais vu que j'avais fait 3 pages word... je me suis dis qu'avec les lacunes que j'ai et dont vous vous êtes "habituées", je risquais de faire peur. Alors merci d'y être allée ! :-)

Je suis quand même contente pour la première fois de ma production "récit" ! Ton retour est très encourageant ! Smile

J'ai fait les corrections. Smile

Bisous
avatar
July_C
Kaléïd'habitué

Féminin Humeur : Bonne

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  Amanda. le Mar 17 Mai - 17:45

July, ton texte est excellent d'entrée de jeu.
Pour ma part, j'aurais écourté quelque peu en me concentrant, comme tu l'as fait ensuite sur Madame Da Costa.

Pour moi, les deux paragraphes qui expliquent la maladie et le parcours de Sonia peuvent se résumer en quelques lignes.

Ce n'est que mon avis, mais tu as réellement fourni un travail superbe ! clap

Modération
" La première fois que l'ai rencontrée ( au lieu de " rencontrais")
avatar
Amanda.
Modératrice consignes A

Féminin Humeur : résolument drôle

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  AlainX le Mer 18 Mai - 10:34

Ce qui me frappe le plus dans ton texte c'est le message d'humanité qu'il comporte, quant à la manière de regarder les personnes victimes de cette maladie. tu ne tiens pas un discours, tu donnes à voir, par le biais du personnage que tu mets en scène. En ce sens, c'est excellent !
Difficile alors de ne pas s'interroger soi-même et se situer au regard du comportement que tu induis: le regard sur la personne et non pas sur la pathologie. Ce n'est finalement pas si fréquent.

Sur le texte lui-même, mais à mes yeux c'est secondaire,
je ne le trouve pas trop long, il faut le temps de faire entrer dans la démarche.
J'ai juste relevé un point de faiblesse, à mes yeux évidemment.
Tu parles de Madame Da Costa, puis juste après tu indiques rejoindre une autre dame…
ensuite tu parles de « elle ». Dans un premier temps j'ai cru que c'était cette autre dame…
soit l'évocation d'une autre dame est inutile, soit plutôt que de toujours dire « elle », rappeler son nom ou son prénom serait sans doute meilleur et plus personnalisant encore.
Mais enfin cette remarque, c'est du détail…

L'essentiel est le texte et son message.
clap clap
avatar
AlainX
Kaléïd'habitué

Masculin Humeur : stable

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  AlainX le Mer 18 Mai - 10:34

J'ajouterai que ce texte dit beaucoup de toi… quand on te connaît un peu…
de tes convictions et de tes valeurs.
avatar
AlainX
Kaléïd'habitué

Masculin Humeur : stable

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  July_C le Mer 18 Mai - 16:30

AlainX a écrit:Difficile alors de ne pas s'interroger soi-même et se situer au regard du comportement que tu induis: le regard sur la personne et non pas sur la pathologie. Ce n'est finalement pas si fréquent.

J'ajouterai que ce texte dit beaucoup de toi… quand on te connaît un peu…
de tes convictions et de tes valeurs.

Merci Alain ! C'est terrible comme ton commentaire me fait plaisir ! Car j'ai encore ce souvenir en moi lorsque tout s'est bousculé dans ma rencontre de l'autre. Et c'est exactement ce que j'ai ressenti. Regarder la personne avant... penser la pathologie après... cela m'anime tellement ! Alors merci :-)

Amanda a écrit:Pour moi, les deux paragraphes qui expliquent la maladie et le parcours de Sonia peuvent se résumer en quelques lignes

Je tiens trop à ce passage car il a du sens pour moi Smile
J'ai tenu compte de ta remarque (de modération) et j'ai rectifié :-) MERCI Amanda !
avatar
July_C
Kaléïd'habitué

Féminin Humeur : Bonne

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  trainmusical le Mer 18 Mai - 17:09

Il est évident qu'avec mon passé professionnel, ce texte ne pouvait pas me rester indifférent.
C'est un remarquable travail que tu as fait, c'est impressionnant tout ce que tu as apporté.

Tu démontres très bien l'importance qu'il y a de connaitre l'histoire de vie de ces personnes désorientées.
Ainsi, un mot répété plusieurs fois, peut être interprété d'un vécu passé, même dans son enfance.
July_C a écrit:Mais très vite, certaines personnes âgées sont venues naturellement vers moi et petit à petit j’ai pu prendre mes marques.
C'est si bien dit et tellement vrai. Je peux confirmer par expérience, que ça vaut plus que les multiples rapports, etc.

J'aime beaucoup aussi le développement de ton texte.

Bravo July
Quel talent

_________________
Bonjour Invité. Le festoyeur te souhaite un bel automne papy  
avatar
trainmusical
Festoyeur

Masculin Humeur : à vous de juger :-)

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  Cara1234 le Mer 18 Mai - 20:38

Magnifique.

Au début, j'ai eu peur, je ne comprenais rien. Me suis dit mince, qu'est ce que je lis ?
J'ai donc relu ce début ... rien n'est sorti de plus.
J'ai donc continué, et là, j'ai été happée par la justesse de tes mots et des sentiments mis dans ton texte.
On te suit jusqu'au bout. Pour moi, la longueur n'a pas été un handicap car, on est plongé dans ton texte et tout est tellement bien dit qu'on rentre dans cet univers.
Une belle personne que cette Sonia.
Et j'ai retrouvé des bribes d'expériences vécues.

FELICITATIONS Bisous

_________________
Dans la vie, il y a des haut Smile , il y a des bas Sad , moi, je préfère les ébats <3
avatar
Cara1234
Kaléïd'habitué

Féminin Humeur : Badine

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  Coumarine le Jeu 19 Mai - 10:35

Bonjour Julie,

L’avancée de ton texte n'est rien d'autre qu'une avancée dans plus d'humanité
Les phrases incohérentes du début, qui témoignent de la maladie de la personne, s'éclairent peu à peu par ce que la narratrice par son écoute, comprend de la situation. Et on se prend à regarder la "folle" avec un regard de douceur, d'empathie et de tendresse même. Un vrai regard d'humanité, comme on l'espère finalement de tous les soignants
C'est un texte profond, Julie! Merci! sunny

_________________
Il me faut chaque jour, consulter la lumière...
avatar
Coumarine
Kaléïd'habitué

Féminin Humeur : concentrée

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  catsoniou le Sam 21 Mai - 8:34

Terrible, mais si empli d'humanité ...  flower

On demeure sans voix devant les dégâts occasionnés par cette maladie.

Puisse-t-il y  avoir partout des personnes qui sauraient prendre le temps avec le doigté nécessaire pour suppléer les soignant(e) qui ne peuvent être à l'écoute des malheureuses et malheureux atteint par Alzheimer ...
avatar
catsoniou
Kaléïd'habitué

Masculin Humeur : couci - couça

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  Charlotte le Sam 21 Mai - 15:19

Ce que tu nous partages comme expérience est très intéressant. J'admire comment tu t'adresses à cette femme et comment petit à petit tu apprends à comprendre ces mots au premier abord bizarres, qui en disent long sur la vie de cette femme.C'est très beau.Merci pour ce partage de vécu.

Charlotte
Kaléïd'habitué

Féminin Humeur : joyeuse

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  Sherkane le Sam 21 Mai - 20:43

Un texte qui nous happe et qui ne nous lâche pas!
Un texte qui dit effectivement long sur le regard que tu portes sur les autres. Tendresse, humanité, partage.
clap
avatar
Sherkane
Modératrice écriture libre

Féminin Humeur : ....

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  Nerwen le Lun 23 Mai - 9:40

Prosterne Un texte très fort qui, à partir d'une situation terrible, nous entraine dans un univers plein de tendresse et d'humanité. Excellent !
avatar
Nerwen
Modératrice consignes A

Féminin Humeur : Légère

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  virgul le Lun 23 Mai - 11:19

Un texte d'une très grande humanité et magistralement écrit du début jusqu'à la fin, avec beaucoup de tendresse. Un regard sur l'autre et la maladie qui soulage vraiment.

virgul
Kaléïd'habitué

Masculin Humeur : optimiste

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  tobermory le Mar 24 Mai - 10:28

Ce texte démarre de façon percutante en nous plongeant dans l’inconnu, avec ces propos mystérieux et progressivement la narratrice en arrive à une compréhension de la malade et même à un début de communication. C’est un texte bien écrit, qui reste au plus près des émotions de la narratrice, avec de belles formules jamais gratuites, qui expriment très bien l’empathie et la volonté de compréhension de la narratrice (Comme un fil tissé, j’essayais de relier sa parole à ses émotions)
Que la narratrice soit écrivain public n’apporte pas grand-chose, d’ailleurs, passé le début on n’y pense plus.
Quelques fautes et maladresses, mais on retient surtout que le texte et bien écrit. Et July C, je suis épaté des progrès dans l’écriture depuis tes débuts sur kalé
avatar
tobermory
Kaléïd'habitué

Masculin Humeur : Changeante

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Je reste sans voix...

Message  Tadig le Jeu 26 Mai - 17:47

Au-delà de la qualité de ton écriture, de tes mots si vrais, je trouve merveilleusement juste ton attitude d'écoute, bienveillante bien sûr, mais faite de proximité et de distance avec la personne que tu rencontres.

La relation, superbe, que tu en fais va nourrir ma réflexion.

Merci July


Tadig
Kaléïd'habitué

Masculin Humeur : Bonne

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  Osi le Mar 31 Mai - 12:15

Le début est difficile, parce qu'on a du mal à suivre le dialogue. On voit bien que l'écrivain tente de le raccrocher à quelque chose de sensé. Et puis, on se laisse happer, on comprend mieux la patiente et c'est presque magique.
avatar
Osi
Kaléïd'habitué

Féminin Humeur : Variable

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  Mesange le Jeu 2 Juin - 13:49

Magnifique texte, raconté avec des mots simples mais qui touchent le cœur. Totalement en accord avec les commentaires des autres. Savoir communiquer avec ceux qui n'ont plus de paroles pour se dire est une qualité particulière dont tu sais faire usage dans ton travail et qui se reflète dans ton texte. C'est d'une profonde beauté.
avatar
Mesange
Kaléïd'habitué

Féminin Humeur : ciel bleu, quelques nuages de passage

Revenir en haut Aller en bas

Consigne Re: A - Folie

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum