A. Le voyageur immobile

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Consigne A. Le voyageur immobile

Message  Alphonsine le Jeu 23 Juin - 20:46


  • Madame, excusez-moi, mais que faites-vous, où allez-vous ?

  • J’ai rendez-vous avec Monsieur Emile Sigmind.

  • Et ces valises ?

  • Oh, mais c’est pour le voyage de Monsieur Sigmind.

  • Enfin, Madame, mais vous savez bien, Monsieur Sigmind ne peut plus voyager, il ne peut plus quitter son lit. Restez où vous êtes, je vais chercher le Directeur.



Pendant que l’infirmière courait à la recherche du chef d’établissement, Estelle se précipitait dans la chambre de son ami Emile Sigmind. « Emile, c’est moi, Estelle. Etes-vous prêt pour votre voyage ? » Sans attendre la réponse qu’il ne pouvait plus donner, elle se pencha pour lui faire la bise. Elle avait pris l’habitude d’interpréter les pensées d’Emile et de les formuler. Elle le regardait alors pour voir s’il était d’accord avec sa supposition, puis continuait son monologue-dialogue. Après le drame qui avait touché Estelle, elle avait décidé d’adopter un de ses voisins. Elle était entrée dans la maison de retraite située en face de son immeuble, avait choisi un résident agréable, et venait régulièrement lui rendre visite et l’égayer. Au fil des mois, la santé d’Emile déclinait, mais Estelle, avec sa joie et sa verve, parlait pour deux pour le plus grand désir d’Emile. Le jour où il ne put plus se lever, Estelle prit une décision : « Emile, vous m’avez dit un jour que vous auriez aimé visiter l’Inde mais que c’était trop tard. Moi je vous dis que rien n’est jamais trop tard, et que la semaine prochaine je vous emmènerai en Inde. » Au sourire d’Emile, Estelle sut qu’elle avait touché juste. « Ce sera un voyage un peu particulier, vous irez en Inde sans quitter votre lit, mais je suis sûre que vous allez a-do-rer ».
Ce jour-là, donc, elle était entrée dans sa chambre avec une énorme valise à roulettes. Emile la regardait avec attention, l’œil un peu pétillant. Il savait qu’il pouvait s’attendre à tout avec Estelle, elle n’était jamais à bout de surprises. Elle coucha la valise sur le sol, en retira un ordinateur, un projecteur, installa le tout sur la table d’appoint à côté du lit. Elle ajouta un plat couvert. Elle décrocha délicatement les tableaux et les posa sur le bureau, puis elle ferma les rideaux pour assombrir la pièce. « Emile, puis-je vous redresser un peu ? Voilà, ainsi c’est parfait. Mais dites-moi, ne m’aviez-vous pas dit que vous ne partiriez jamais sans votre plante verte ? » Elle prit la plante, et la posa dans les bras d’Emile qui souriait d’aise. Elle inséra un DVD dans l’ordinateur et alluma le projecteur. « C’est l’Himalaya. Quelle majesté… »
A ce moment-là, la porte s’ouvrit à toute volée : « Monsieur le Directeur, cette folle veut emmener Monsieur Sigmind en Inde. Regardez, la valise vide posée sur le sol. C’est quoi ces volets fermés. Mais c’est quoi ce bazar ? » Le Directeur entra à son tour et inspecta les lieux. Il regarda Estelle et Emile. « J’avoue ne rien comprendre. Quels sont vos objectifs ? » Il parlait d’un ton très doux, il avait manifestement compris qu’Estelle n’envisageait pas de partir avec Emile. Dans un grand sourire, Estelle lui dit qu’ils étaient en Inde, qu’ils admiraient l’Everest et qu’ils aimeraient poursuivre leur voyage. Le Directeur sourit, tapota la main d’Emile en lui disant « Quelle chance vous avez de faire un si beau périple, je vous envie beaucoup ». L’infirmière se frappa le front en entendant ces mots et sortit en grommelant.
Estelle qui s’était levée, se rassit à côté d’Emile, et remit le film en marche. Les paysages étaient grandioses, tous plus saisissants les uns que les autres. Emile prit la main d’Estelle et la serra. C’était son moyen à lui de la remercier. Ils traversèrent ainsi des vallées profondes, marchèrent sur des sentiers escarpés qui donnaient le vertige et beaucoup de frayeurs, chaque pas pouvant entraîner une chute brutale dans le ravin. Il fallait suivre le mulet qui marchait devant, et mettre ses pas là où il avait posé ses sabots. C’était la consigne du guide. Pendant la pause, tout le monde s’assit sur une pierre. Estelle ouvrit le couvercle de son plat et en sortit des cheese-naams et des lentilles au curry. Emile se régala. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait mangé un plat aussi délectable. Il ferma les yeux pour sentir les épices parfumer son palais. Maintenant il se sentait bien dans ce cirque majestueux. Le petit souffle d’air frais lui permettait de reprendre des forces, parce qu’il faudrait poursuivre la  route pour arriver au campement avant le soir. Lorsqu’il ouvrit les yeux, Estelle le regardait. Il lui sourit et murmura « C’était si bon, ce voyage est fantastique ». Il avait parlé. Estelle en fut remuée. Elle remit le DVD en marche pour qu’ils puissent poursuivre leur promenade à travers les montagnes enneigées.
Lorsque le documentaire prit fin, Estelle installa Emile confortablement. Elle ne l’avait jamais vu aussi heureux. Elle rangea ses affaires, replaça le pot de fleur sur le rebord de fenêtre et lui dit : « A demain Emile, nous aurons une rude journée demain. Après un court vol d’avion, nous irons à New Delhi. Dormez bien ! »
Elle sortit de la pièce, ferma doucement la porte. Emile avait fermé les yeux, Estelle savait qu’il se remémorait tout le voyage qu’ils venaient de faire. Elle croisa l’infirmière et lui dit juste avant la fermeture des portes de l’ascenseur : « Emile n’aura pas faim ce soir, nous avons soupé ensemble ». Les portes se fermèrent, Estelle éclata de rire.
Le lendemain elle croisa le Directeur en arrivant : « Bonjour Madame, je vous guettais. Je voulais vous féliciter pour votre initiative. Je suis allé voir Emile hier soir, il m’a dit dans un souffle « Je suis heureux ». Avez-vous bien perçu quelle somme de bonheur vous lui apportez ? » Estelle lui répondit que le voyage n’était pas fini, que le programme prévoyait dix jours de visites.
Lorsqu’elle entra dans la chambre, Emile reposait sur ses oreillers, le lit un peu élevé. Il se portait manifestement bien mieux que la veille. Estelle installa son matériel, donna la plante à Emile, s’assit sur le lit, et les voilà à New Dehli. Les jours suivants ils allèrent dans tous les coins de l’Inde, pour voir les éléphants, les temples, le Gange, Bombay et Calcutta. Estelle avait donné une carte de l’Inde à Emile pour qu’il arrive à situer les lieux. Ils allèrent du nord au sud, d’est en ouest pour repartir au nord, sans aucune logique, c’était leur richesse. Tous les jours, Estelle apportait le déjeuner aux goûts et aux saveurs de l’Inde. Emile mangeait chaque jour un peu mieux. Il se sentait mieux aussi, retrouvait l’usage de la parole, remerciait Estelle pour ce sublime voyage.
Le dernier jour, lorsqu’Estelle mit fin au voyage, Emile lui dit : « Estelle, vous m’avez donné un bonheur inouï. J’ai voyagé avec ma plante verte en Inde. Maintenant, je dois poursuivre mon voyage, mais là où je vais, je ne  peux emporter ma plante. Je vous la donne, en souvenir de ces dix jours passés ensemble. Je n’ai rien d’autre à vous offrir, je peux juste vous dire encore une fois : Merci. »
Estelle prit la plante, embrassa Emile. Il ferma les yeux, et partit en voyage vers d’autres Cieux.

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Consigne Re: A. Le voyageur immobile

Message  Admin le Jeu 23 Juin - 21:21

Alphonsine, ton histoire est magnifique d'humanité, c'est un très beau voyage que tu nous fait partager. Je me suis régalée  10/10

Mais Carton rouge  j'ai failli ne pas lire, ton texte est trop dense, s'il te plait, aèreeeeeeeeeeeeeeeeeeee, pense à tes lecteurs Shocked .

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Consigne Re: A. Le voyageur immobile

Message  Alphonsine le Ven 24 Juin - 7:32

Tu as tout à fait raison, mais c'est par manque d'habitude de ce forum : j'ai écrit sur Word et collé ici. Tout était bien dans ma fenêtre, mais en publiant les interlignes ont disparu. Sur mon blog c'est l'inverse, des interlignes apparaissent. Et comme on ne peut plus rien modifier une fois que le texte est envoyé, je me suis trouvée stupide...
Je recopie à nouveau mon texte ici :



  • Madame, excusez-moi, mais que faites-vous, où allez-vous ?

  • J’ai rendez-vous avec Monsieur Emile Sigmind.

  • Et ces valises ?

  • Oh, mais c’est pour le voyage de Monsieur Sigmind.

  • Enfin, Madame, mais vous savez bien, Monsieur Sigmind ne peut plus voyager, il ne peut plus quitter son lit. Restez où vous êtes, je vais chercher le Directeur.



Pendant que l’infirmière courait à la recherche du chef d’établissement, Estelle se précipitait dans la chambre de son ami Emile Sigmind. « Emile, c’est moi, Estelle. Etes-vous prêt pour votre voyage ? » Sans attendre la réponse qu’il ne pouvait plus donner, elle se pencha pour lui faire la bise. Elle avait pris l’habitude d’interpréter les pensées d’Emile et de les formuler. Elle le regardait alors pour voir s’il était d’accord avec sa supposition, puis continuait son monologue-dialogue. Après le drame qui avait touché Estelle, elle avait décidé d’adopter un de ses voisins. Elle était entrée dans la maison de retraite située en face de son immeuble, avait choisi un résident agréable, et venait régulièrement lui rendre visite et l’égayer. Au fil des mois, la santé d’Emile déclinait, mais Estelle, avec sa joie et sa verve, parlait pour deux pour le plus grand désir d’Emile. Le jour où il ne put plus se lever, Estelle prit une décision : « Emile, vous m’avez dit un jour que vous auriez aimé visiter l’Inde mais que c’était trop tard. Moi je vous dis que rien n’est jamais trop tard, et que la semaine prochaine je vous emmènerai en Inde. » Au sourire d’Emile, Estelle sut qu’elle avait touché juste. « Ce sera un voyage un peu particulier, vous irez en Inde sans quitter votre lit, mais je suis sûre que vous allez a-do-rer ».

Ce jour-là, donc, elle était entrée dans sa chambre avec une énorme valise à roulettes. Emile la regardait avec attention, l’œil un peu pétillant. Il savait qu’il pouvait s’attendre à tout avec Estelle, elle n’était jamais à bout de surprises. Elle coucha la valise sur le sol, en retira un ordinateur, un projecteur, installa le tout sur la table d’appoint à côté du lit. Elle ajouta un plat couvert. Elle décrocha délicatement les tableaux et les posa sur le bureau, puis elle ferma les rideaux pour assombrir la pièce. « Emile, puis-je vous redresser un peu ? Voilà, ainsi c’est parfait. Mais dites-moi, ne m’aviez-vous pas dit que vous ne partiriez jamais sans votre plante verte ? » Elle prit la plante, et la posa dans les bras d’Emile qui souriait d’aise. Elle inséra un DVD dans l’ordinateur et alluma le projecteur. « C’est l’Himalaya. Quelle majesté… »

A ce moment-là, la porte s’ouvrit à toute volée : « Monsieur le Directeur, cette folle veut emmener Monsieur Sigmind en Inde. Regardez, la valise vide posée sur le sol. C’est quoi ces volets fermés. Mais c’est quoi ce bazar ? » Le Directeur entra à son tour et inspecta les lieux. Il regarda Estelle et Emile. « J’avoue ne rien comprendre. Quels sont vos objectifs ? » Il parlait d’un ton très doux, il avait manifestement compris qu’Estelle n’envisageait pas de partir avec Emile. Dans un grand sourire, Estelle lui dit qu’ils étaient en Inde, qu’ils admiraient l’Everest et qu’ils aimeraient poursuivre leur voyage. Le Directeur sourit, tapota la main d’Emile en lui disant « Quelle chance vous avez de faire un si beau périple, je vous envie beaucoup ». L’infirmière se frappa le front en entendant ces mots et sortit en grommelant.

Estelle qui s’était levée, se rassit à côté d’Emile, et remit le film en marche. Les paysages étaient grandioses, tous plus saisissants les uns que les autres. Emile prit la main d’Estelle et la serra. C’était son moyen à lui de la remercier. Ils traversèrent ainsi des vallées profondes, marchèrent sur des sentiers escarpés qui donnaient le vertige et beaucoup de frayeurs, chaque pas pouvant entraîner une chute brutale dans le ravin. Il fallait suivre le mulet qui marchait devant, et mettre ses pas là où il avait posé ses sabots. C’était la consigne du guide. Pendant la pause, tout le monde s’assit sur une pierre. Estelle ouvrit le couvercle de son plat et en sortit des cheese-naams et des lentilles au curry. Emile se régala. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait mangé un plat aussi délectable. Il ferma les yeux pour sentir les épices parfumer son palais. Maintenant il se sentait bien dans ce cirque majestueux. Le petit souffle d’air frais lui permettait de reprendre des forces, parce qu’il faudrait poursuivre la  route pour arriver au campement avant le soir. Lorsqu’il ouvrit les yeux, Estelle le regardait. Il lui sourit et murmura « C’était si bon, ce voyage est fantastique ». Il avait parlé. Estelle en fut remuée. Elle remit le DVD en marche pour qu’ils puissent poursuivre leur promenade à travers les montagnes enneigées.

Lorsque le documentaire prit fin, Estelle installa Emile confortablement. Elle ne l’avait jamais vu aussi heureux. Elle rangea ses affaires, replaça le pot de fleur sur le rebord de fenêtre et lui dit : « A demain Emile, nous aurons une rude journée demain. Après un court vol d’avion, nous irons à New Delhi. Dormez bien ! »

Elle sortit de la pièce, ferma doucement la porte. Emile avait fermé les yeux, Estelle savait qu’il se remémorait tout le voyage qu’ils venaient de faire. Elle croisa l’infirmière et lui dit juste avant la fermeture des portes de l’ascenseur : « Emile n’aura pas faim ce soir, nous avons soupé ensemble ». Les portes se fermèrent, Estelle éclata de rire.

Le lendemain elle croisa le Directeur en arrivant : « Bonjour Madame, je vous guettais. Je voulais vous féliciter pour votre initiative. Je suis allé voir Emile hier soir, il m’a dit dans un souffle « Je suis heureux ». Avez-vous bien perçu quelle somme de bonheur vous lui apportez ? » Estelle lui répondit que le voyage n’était pas fini, que le programme prévoyait dix jours de visites.

Lorsqu’elle entra dans la chambre, Emile reposait sur ses oreillers, le lit un peu élevé. Il se portait manifestement bien mieux que la veille. Estelle installa son matériel, donna la plante à Emile, s’assit sur le lit, et les voilà à New Dehli. Les jours suivants ils allèrent dans tous les coins de l’Inde, pour voir les éléphants, les temples, le Gange, Bombay et Calcutta. Estelle avait donné une carte de l’Inde à Emile pour qu’il arrive à situer les lieux. Ils allèrent du nord au sud, d’est en ouest pour repartir au nord, sans aucune logique, c’était leur richesse. Tous les jours, Estelle apportait le déjeuner aux goûts et aux saveurs de l’Inde. Emile mangeait chaque jour un peu mieux. Il se sentait mieux aussi, retrouvait l’usage de la parole, remerciait Estelle pour ce sublime voyage.

Le dernier jour, lorsqu’Estelle mit fin au voyage, Emile lui dit : « Estelle, vous m’avez donné un bonheur inouï. J’ai voyagé avec ma plante verte en Inde. Maintenant, je dois poursuivre mon voyage, mais là où je vais, je ne  peux emporter ma plante. Je vous la donne, en souvenir de ces dix jours passés ensemble. Je n’ai rien d’autre à vous offrir, je peux juste vous dire encore une fois : Merci. »

Estelle prit la plante, embrassa Emile. Il ferma les yeux, et partit en voyage vers d’autres Cieux.

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Message  tobermory le Ven 24 Juin - 12:00

Belle idée, ce voyage immobile où par le biais de cette femme, l'imagination prend le relai du corps défaillant. Raconté avec beaucoup d'empathie et de sensibilité. Par contre, pour la consigne des 3000 caractères, il me semble que ce texte n'est pas du tout dans les clous. Il doit faire largement le double.
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Consigne Re: A. Le voyageur immobile

Message  Alphonsine le Ven 24 Juin - 13:14

Tu as parfaitement raison, mais je viens de me rendre compte que j'ai retenu 3000 mots comme limite, et j'étais ravie de pouvoir écrire plus longuement que d'habitude !
1230 mots et 7113 caractères espaces compris. Embarassed

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Message  Osi le Ven 24 Juin - 13:37

Ce n'est pas un voyage, mais deux voyages que tu nous offres. Et tous deux sont magnifiques. (même si on n'est pas pressé de faire le deuxième)

Finalement, ça ne m'a pas dérangé d'avoir le double de texte à lire. Wink
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Consigne Re: A. Le voyageur immobile

Message  Alphonsine le Ven 24 Juin - 13:41

Le deuxième voyage tient en 11 mots, je suis plus près des exigences !
Merci pour ton commentaire qui me fait vraiment plaisir.

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Message  tobermory le Ven 24 Juin - 17:00

3000 mots en effet, il avait de quoi se sentir à l'aise. Même simplement 1000 auraient fait mon affaire ! Smile
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Message  Sherkane le Ven 24 Juin - 21:44

Un beau voyage immobile! Ton texte se lit très bien et de façon très fluide. On accroche de suite à ton histoire et à tes personnages. clap

Du coup je n'avais pas remarqué qu'il était aussi long mais Tober a un œil de lynx et cela ne lui a pas échappé!

Concernant ta remarque sur la non possibilité de modifier ton texte, c'est possible de le faire! Tu peux modifier ton texte une fois posté. Il suffit que tu cliques sur l'icone "Editer" qui se trouve en haut à droite de ton texte. Tu retrouves la main pour aérer ton texte ou le modifier

J'écris moi aussi sur word et je fais un copié/collé sur Kalé. Si je n'enlève pas sur word l'option mettre un espace après le paragraphe, je retrouve moi aussi tout d'un bloc en le copiant sur Kalé.
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Message  Adrienne le Sam 25 Juin - 11:55

oui, c'est tout à fit excellentissime! c'est toi qui dois gagner la timbale, cette fois-ci :-)

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Message  Alphonsine le Sam 25 Juin - 21:20

Merci Sherkane pour tes explications.

Adrienne, tu as un parti pris...

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Message  Adrienne le Sam 25 Juin - 22:42

tu as raison, mea culpa, je n'ai pas encore lu tous les autres Carton rouge

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Message  virgul le Dim 26 Juin - 18:16

Un beau (et long) texte emplit d'humanité. On t'accompagne dans ton récit et j'ai presque cru qu'Emile, après ce voyage, allait s'en sortir. Un bon moment de lecture.

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Message  Martine27 le Dim 26 Juin - 18:39

J'avais lu ton texte sur ton blog (d'ailleurs c'est toi qui m'as donné envie de revenir sur Kaléïdoplumes !). J'ai eu l'impression de voyager aussi et à la différence de Virgul, la fin me paraît normale, une vie qui se termine sur un beau souvenir que demander de plus ?
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Consigne Re: A. Le voyageur immobile

Message  Alphonsine le Dim 26 Juin - 19:19

Merci Martine ! Je suis ravie de te rencontrer ici !
Je n'ai pas voulu que la fin paraisse triste, je suis heureuse que tu aies bien ressenti l'émotion que je voulais faire passer !

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Message  Cara1234 le Mer 29 Juin - 10:38

Bon hé bien moi, je t'en veux.
Crying or Very sad Tu m'as fait pleurer.
Pas de tristesse mais d'émotion.

Ce texte est magnifique.
Merci

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